En janvier 2026, l’Afrique a renforcé sa présence diplomatique au plus haut niveau mondial avec l’entrée de la République démocratique du Congo (RDC) et du Liberia comme membres non permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. Leur mandat de deux ans intervient dans un contexte international marqué par une recrudescence des conflits armés, des crises humanitaires et des tensions géopolitiques.
Le Conseil de sécurité, organe clé chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales, voit ainsi l’Afrique disposer de deux voix directes dans les délibérations sur des dossiers cruciaux tels que le conflit au Soudan, l’instabilité au Sahel et la situation sécuritaire dans l’est de la RDC.
La présence de la RDC est particulièrement symbolique. Le pays est à la fois acteur et sujet de nombreuses discussions internationales liées aux opérations de maintien de la paix, à la protection des civils et à la gestion des groupes armés. Son siège offre à Kinshasa une plateforme stratégique pour défendre des solutions africaines aux crises africaines.
De son côté, le Liberia, fort de son expérience post‑conflit et de sa coopération historique avec les Nations unies, ambitionne de promouvoir le multilatéralisme, la prévention des conflits et le respect du droit international humanitaire. Son retour au Conseil de sécurité marque une continuité dans l’engagement de l’Afrique de l’Ouest sur les questions de gouvernance mondiale.
Alors que le système multilatéral fait face à des divisions croissantes entre grandes puissances, cette représentation africaine renforcée est perçue comme une opportunité pour rééquilibrer les débats, défendre les intérêts du Sud global et rappeler le rôle central de l’ONU dans la résolution pacifique des conflits.


